Coup de tonnerre aux Pays-Bas : ce matin, le parti d’extrême-droite de Geert Wilders a quitté la coalition de gouvernement à cause d’un désaccord sur l’immigration. À La Haye, maintenant, on se prépare pour de nouvelles élections, après onze mois d'une coalition de droite bancale.
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C'est la fin de 11 mois durant lesquels quatre partis se sont partagé le pouvoir : les libéraux, le mouvement agricole, les chrétiens démocrates, et le PVV d’extrême-droite. Pour faire le lien, un premier ministre technocrate, Dick Schoof, mais l’homme fort, c’était bien Geert Wilders,
grande figure du nationalisme européen.
grande figure du nationalisme européen.
Depuis 11 mois, ses partenaires lui demandaient d’être plus modéré, mais sur l’immigration, impossible de négocier. Geert Wilders voulait fermer totalement les frontières aux demandeurs d’asile—hors de question pour les autres.
Ce matin, après un an de surplace, Wilders claque la porte et laisse des partenaires furieux qui critiquent son égocentrisme.
L’opposition demande des élections le plus tôt possible. Et pour cause, tous les partis de la coalition sont perdants dans les sondages, sauf les Libéraux, qui pourraient se tourner vers la gauche pour un nouveau gouvernement.
Celui qui vient de tomber a eu le mandat le plus court depuis 20 ans et il a été marqué par l’absence de compromis. C’est à se demander si la démocratie néerlandaise, réputée stable et consensuelle, a perdu sa marque de fabrique.